Joker : le réalisateur parle de l'interprétation de la scène finale

Par Cobain -

SPOILER : le réalisateur Todd Phillips est revenu en interview sur la scène finale de Joker et sur son importance concernant l'interprétation du film.

Sorti ce vendredi aux US, Joker a réalisé un premier week-end record pour un mois d'octobre outre Atlantique en engrangeant 96 millions de dollars de recettes. Un succès totalement mérité étant donné les qualités du long métrage et son approche inédite de l'univers DC Comics. En plus de l'interprétation extraordinaire de Joaquin Phoenix, le film est également d'une profondeur assez rare pour une oeuvre issue de comics en nous faisant pénétrer dans l'esprit dérangé du futur plus grand ennemi de Batman. Une plongée qui se révèle au final assez confuse, l'histoire tentant à plusieurs reprises de brouiller la frontière entre le réel et les scènes fantasmées par Arthur Fleck. La fin du film en particulier peut être soumise à diverses interprétations.

Interviewé par le Los Angeles Times, le réalisateur Todd Phillips a tenu à donner quelques explications sur la façon d'aborder le parcours du héros et sur la fin de son aventure macabre : "Il y a beaucoup de façons de regarder ce film. Vous pouvez le voir et vous dire : 'C’est l’une de ses histoires à choix multiples. Rien de tout cela n’est arrivé.' Je ne veux pas dire ce que c’est. Mais beaucoup de personnes à qui je l'ai montré ont dit : 'Oh, je comprends, il vient d'inventer une histoire. Le film entier est la blague. C’est ce que ce mec de l'asile d’Arkham a concocté. Il n’est peut-être même pas le Joker.'"

À lire aussi: https://www.fanactu.com/univers/cinema/12183-joker-un-premier-week-end-record-pour-le-nouveau-film-dc-comics
Joker : le réalisateur parle de l'interprétation de la scène finale

Si le réalisateur laisse donc le public décider si tout les événements du film ont bien eu lieu, il est également possible que certains se soient bien produits et d'autre non. La descente aux enfers d'Arthur Fleck semble ainsi plus que probable et expliquerait son enfermement dans l'asile d'Arkham. Mais a-t'il réellement tué le présentateur TV star interprété par Robert de Niro, a-t'il été réellement été acclamé par la foule d'émeutiers tel le messie des basses classes de Gotham ? Et surtout, quelle est cette fameuse blague que sa psychiatre ne comprendrait pas ? Parle-t'il de l'ironie de sa propre vie (avoir découvert son destin grâce aux tragiques événements qu'il a vécu) ou bien des scènes qu'il aurait imaginé et qui donneraient un sens tout particulier à son parcours morbide ? Beaucoup de questions qui restent sans réponse... Ce qui est finalement une bonne chose, le film laissant ainsi planer le doute sur le origines d'un des plus grands super méchants de tous les temps.

Source : Los Angeles Times