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Couverture de l'article On a vu La Planète des Singes : Suprématie
Cinéma

On a vu La Planète des Singes : Suprématie

Par Cobain le 27/06/17 à 00:01

Trois ans après L'Affrontement, Cesar et sa bande de primates intelligents seront de retour au cinéma cet été dans La Planète des Singes : Suprématie. Un troisième film concluant une trilogie qui avait jusqu'ici réalisé un sans faute depuis le premier opus sorti en 2011. Qu'en est-il de cette dernière partie ? Voici notre avis !

Cinq années ont passé depuis les événements tragiques du second opus qui s'est terminé par la mort de Koba, le singe à l'origine de l'affrontement entre le groupe de Cesar et les humains. Le virus Simian qui avait commencé à contaminer l'Humanité a pris d'avantage d'ampleur et les survivants se font désormais rares. Une partie des derniers américains encore de ce monde s'est alliée au Colonel (Woody Harrelson), un paramilitaire mégalo et impitoyable prêt à tout pour faire disparaître les singes de la surface de la Terre. Sauf que voilà, il ne faut pas trop lui chercher des noises à l'ami Cesar. Ainsi quand le Colonel finit par aller beaucoup trop loin, le leader des singes va être contraint de lutter pour la survie de son espèce, mais aussi avec ses propres conflits intérieurs...

> À LIRE AUSSI : Une vidéo making-of pour La Planète des Singes : Suprématie

La Planète des Singes : Suprématie - Image 01

Réalisé par Matt Reeves à qui l'on doit déjà le second volet, La Planète des Singes : Suprématie prend le parti de se concentrer exclusivement sur Cesar et son groupe de singes. Ces derniers prenant une place de plus en plus importante sur Terre depuis la prolifération du virus Simian quinze ans plus tôt, leur importance à l'écran a elle aussi grandi au fil de la saga pour en être aujourd'hui les principaux protagonistes. Un choix judicieux puisqu'il nous permet de vivre les événements à travers les yeux des primates auxquels on ne peut que s'attacher, contrairement aux humains dont le côté sauvage est de plus en plus prononcé et qui sont cette fois les véritables méchants du film.

Cesar, toujours magnifiquement interprété par le roi de la motion capture Andy Serkis y dévoile une nouvelle facette de sa personnalité, une part très sombre qui le rend encore plus humain aux yeux des spectateurs. Nous suivons ainsi son évolution au travers une histoire sans accrocs, aux rebondissements nombreux et qui enchaîne à la perfection séquences intimes, dramatiques et parfois comiques (en grande partie grâce à l'arrivée d'un nouveau singe absolument irrésistible) avec une facilité déconcertante. Contrairement à de nombreux blockbusters, La Planète des Singes : Suprématie a été écrit d'une traite (Andy Serkis nous a indiqué lors de son passage à Paris que l'histoire qui lui avait raconté Matt Reeves il y a trois ans était en tout point identique à celle du film terminé) et n'a pas été mis entre les mains de plusieurs scénaristes. Cela se sent clairement à l'écran tant l'ensemble paraît fluide et agréable à suivre.

> À LIRE AUSSI : Un premier extrait pour La Planète des Singes : Suprématie

La Planète des Singes : Suprématie - Image 02

Si les singes prennent une grand place à l'écran, les quelques personnages humains n'en restent pas moins une belle réussite. À commencer par Woody Harrelson, alias le Colonel qui livre une interprétation extrêmement juste. Un personnage autoritaire et torturé qui entre directement à la première place des plus convaincants de toute la saga ! La jeune et inconnue Amiah Miller qui incarne Nova, une petite fille recueillie par la garde rapprochée de Cesar, s'en sort également avec les honneurs, bien que son personnage soit muet. Une belle performance pour cette toute jeune actrice qui a en plus dû jouer durant tout le tournage aux côtés d'acteurs en collants intégraux !

En parlant de muet, La Planète des Singes : Suprématie s'offre le luxe de raconter une histoire aux dialogues quasi absents. La plupart des primates ne connaissant que le langage des signes, le silence règne durant presque toutes les scènes, donnant à l'ensemble du film une ambiance pour le moins posée, bien éloignée de la plupart des grosses productions cinématographiques actuelles. Ce n'est que durant les combats avec les humains que le bruit revient, donnant ainsi encore plus d'intensité à ces violents rencontres. Pour le reste, La Planète des Singes : Suprématie se révèle être un blockbuster intimiste qui met par la même occasion en avant des thèmes forts tels que l'immigration, la vie en communauté et le totalitarisme, le tout à travers un récit quasi biblique, les événements du film rappelant souvent l'épopée de Moise et du peuple juif racontée dans l'Ancien Testament. Il fallait oser mais ça marche !

> À LIRE AUSSI : Une ultime bande annonce pour La Planète des Singes : Suprématie

La Planète des Singes : Suprématie - Image 03

Techniquement, La Planète des Singes : Suprématie impressionne. D'une finesse incroyable, les modèles 3D de nos chers primates s'avèrent encore plus convaincants que dans les deux précédents opus. On se rend notamment compte du splendide travail effectué sur ces personnages lorsque la caméra filme les visages en gros plans, nous donnant l'impression d'avoir affaire ici à de vrais singes. Bluffant ! Une aubaine pour Andy Serkis et les autres acteurs se cachant derrière les épaisses fourrures numériques des primates qui peuvent par la même occasion livrer des interprétations encore plus subtiles qu'auparavant.

Verdict :

Avec La Planète des Singes : Suprématie, Matt Reeves signe le meilleur volet de la trilogie, offrant à Cesar et ses acolytes une conclusion des plus réjouissantes. Blockbuster intimiste techniquement irréprochable, cet ultime volet revenant sur les origines de La Planète des Singes nous fait entrer comme jamais dans la peau de ces primates qui cherchent à vivre en paix mais vont devoir se frotter à la folie de l'Homme... Tout simplement brillant !

La Planète des Singes : Suprématie sortira le 2 août au cinéma.

La Planète des Singes - Suprématie - Affiche française

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